Bon...heu...chuis emmerdé.
Rapport à mon article précédent. Sur le docu "This Is It" , que je descendais avant même de l'avoir vu.
Depuis j'y suis allé.
Eh ben j'aurais mieux fait de fermer ma gueule.
Parceque c'est vachement bien.
En dehors de Michael Jackson lui-même , finalement assez décevant. C'étaient des répetitions. Il était fatigué , alors il ne se donnait pas à fond. Ni dans le chant, ni dans la danse. Il s'économisait pour les VRAIES représentations à venir. Du coup il chante doucement et danse doucement. Mais on sent , on voit bien , à l'image , que ce n'est pas un zombie incapable de raviver la flamme passée, mais plutôt un sportif qui s'économise pour la compèt'. Et on SENT littéralement le feu qui brûle en dessous, et qui trépigne pour rejaillir. Et on se prend à croire que cette étincelle aurait vraiment foutu le feu, en situation, devant un vrai public...
Et puis le film dévoile des aspects qu'on ne voit jamais quand on est simple spectateur d'un énorme concert. Ici, on voit les gens ramer pour arriver à un résultat excitant. L'évolution laborieuse des orchestrations choisies pour le live, la collaboration entre l'artiste et son directeur musical. Les compromis. Le dévouement de l'équipe . La déférence de tout le monde envers la Star. La diplomatie du metteur en scène qui s'épuise à traduire les souhaits ésotériques de la vedette en langage compréhensible pour toute l'équipe. Ca , ça m'a frappé. Comment ce gars , Kenny Ortega , pose des questions à Jackson , et le force à préciser, reformuler ses demandes, jusqu'à ce que celles-ci soient intelligibles en termes techniques par les intervenants concernés. (Y'a une séquence où Jackson répète en boucle : c'est trop brutal, il faut laisser REPOSER , là il faut que ça se REPOSE , il faut laisser REPOSER. Et le metteur-en-scène finit par conclure, à raison, que Michael souhaite qu'on laisse deux mesures de silence pour que le morceau reparte encore plus fort.)
Y'a plein de trucs passionants à regarder là-dedans.
Et puis, la musique. Qui tape dans la salle, qui donne quasiment envie de se lever et danser. Et puis le talent dingue des danseurs , Et puis les effets spéciaux, en préparation,puis finalisés pour notre seul plaisir de spectateur de ciné.
Surtout, on sort de là en se disant que ç'aurait été un PUTAIN de show. Oh oui.
S'il avait eu lieu.
Très bizarre comme sensation.
Le "Making-Of" comme oeuvre en soi. C'est un concept tout nouveau, finalement.
samedi 31 octobre 2009
mardi 27 octobre 2009
This may be it. (But it's not what it used to be)
Je pensais au film de Michael Jackson , qui va sortir tout bientôt.
J'ai envie de le voir mais je me perds en conjectures. Voulez-vous vous perdre avec moi (ce soir )?
Intitulé "This is it" , ce serait d'abord une vue imprenable sur les répétitions d'un show monstrueux , le tout dernier, pour toujours, de la star. Une sorte de télé-réalité post-mortem. (Le slogan sur l'affiche ne trompe pas : "Découvrez l'artiste que vous ne connaissiez pas".)
Oui mais Michael Jackson refusait systématiquement de montrer l'envers du décor, les répétitions, la petite cuisine de nuit qui précède l'éclosion d'un numéro à sensation, d'une chorégraphie , d'un clip. Il préférait garder ses secrets de fabrication et livrer un truc fini, une illusion . Comme les magiciens , en fait.
Ce qui explique que le making of du film "Thriller" de John Landis , vendu à l'époque en vhs , ne soit plus dispo nulle part.
Ce petit film sur les coulisses du clip-phénomène montrait pourtant des trucs passionnants :
Jackson en répèt'avec ses zombies (des danseurs banals, avec des blacks , des blancs , et ce chorégraphe délirant: Un black folle comme ses pieds en leggings laineux roses dans une salle New-Yorkaise, avec parquet, barres en bois le long des mirroirs. Ambiance : "ça se paye ici chez moi en une seule monnaie : la sueur".)
Ca montrait Michael essayer d'avoir l'air grave amoureux de la jeune fille qui passe son temps à hurler dans le clip. Ca montrait Michael, grimé en Loup-Garou ,feuler comme une biche en plein acouchement, avant de voir sa voix remplacée par des GRRROAAARRR flippants dans la version finale. Ca montrait le réalisateur du clip faire décoller Michael du sol et le porter sur ses épaules. Et Michael Jackson de rigoler avec sa voix fluette, comme un tout petit garçon...
Apparemment Jackson et son entourage ont jugé que ce document porterait, par la suite , atteinte à son image de Maître du contrôle. De Roi de la Pop.
Dommage qu'on ne puisse plus le voir, ce film.
Enfin, bon c'est comme ça.
Pour en revenir à "This Is It", Le film promet également de nous délivrer le concert lui-même , comme nous aurions pu le voir si Michael Jackson n'avait pas eu l'idée perverse de canner juste avant les premières représentations. Avec toutes ses surprises (dont un Michael en hologramme et aussi une version en 3-D du clip "Thriller".)
C'est super bien vu comme strategie : le film ne sera visible en salles que pendant deux semaines. Pour vivre en communion cette experience, il va falloir se bastonner à l'entrée des salles de ciné comme aux guichets de concerts exceptionnels. Mais bon, à n'en pas douter , le dvd sera dispo pour Noël , et là , les frustrés de n'avoir pu accéder au grand écran vont s'arracher le dvd , le coffret méga collector et j'en passe. Easy Money. Les ayant-droit des concerts annulés pour cause de décès de l'animal comptent bien se rembourser d'une manière ou d'une autre.
Pour ce qui est de la partie CONCERT du film , je tiens le pari que ce sera une enfilade de chorégraphies maladroites "reconstituées" à grand coup de montage hystérique. Je pense que chaque chanson sera assemblée à partir de 367 répétitions,tentant de faire oublier que l'artiste était à bout et ne tenait plus qu'à un fil, à une gélule, à une injection, et réussira l'illusion en ne conservant que les mouvements de genoux réussis, éliminant ainsi toute imprécision, toute faiblesse, bref : toute humanité de la performance.
Quant à la voix de Michael Jackson, je parie que les oreilles exercées pourront reconnaître ce logiciel nommé Auto-Tune un peu partout. (Auto-Tune est littéralement un correcteur de notes approximatives. Beaucoup d'artistes en abusent en espérant qu'on ne remarquera rien. N'est-ce-pas , Florent P.)
Parceque la voix de Michael Jackson,ces derniers temps, c'était plus vraiment ça certains de ses derniers enregistrements (les remakes de "Wanna be starting somethin'", "Pretty Young Thing" etc à l'occasion des 20 ans de l'album Thriller) en témoignent. La voix était simplement : laminée, épuisée.
Bref, je sens que ce film sera une fête triste. Parceque les artifices ne pourront pas masquer la réalité : ce concert "THIS IS IT", s'il avait vraiment eu lieu, aurait été le concert de trop.Et rien n'aurait pu masquer cette évidence. Cet homme à été Roi. Mais c'était il y a longtemps. Et là, en 2009, ce n'était plus le cas.
Il se serait pointé sur scène un peu contraint, Ca aurait ressemblé à "Emile et Images " dans une discothèque de Bretagne. Il aurait fait un spectacle mécanique, trop bien huilé,renforcé artificiellement par des effets spéciaux qui n'auraient rien masqué. Il aurait essayé,malgré tout, malgré sa fatigue, malgré son état, se serait épuisé , aurait faibli, voire complètement craqué sur scène. La déchéance ultime pour tout artiste. D'autant plus pour lui. Il serait allé au bout de cet engagement. Un vrai martyr, sa vraie vocation.
Pour faire plaisir aux gens.
Mais ça l'aurait certainement tué.
Alors il est mort avant.
Ca aurait pu lui éviter tout ça. Aurait dû.
Mais non. Non, aujourd'hui, on fait bosser les morts. On peut faire le concert de trop, même mort.
Demandez à Elvis.
J'ai envie de le voir mais je me perds en conjectures. Voulez-vous vous perdre avec moi (ce soir )?
Intitulé "This is it" , ce serait d'abord une vue imprenable sur les répétitions d'un show monstrueux , le tout dernier, pour toujours, de la star. Une sorte de télé-réalité post-mortem. (Le slogan sur l'affiche ne trompe pas : "Découvrez l'artiste que vous ne connaissiez pas".)
Oui mais Michael Jackson refusait systématiquement de montrer l'envers du décor, les répétitions, la petite cuisine de nuit qui précède l'éclosion d'un numéro à sensation, d'une chorégraphie , d'un clip. Il préférait garder ses secrets de fabrication et livrer un truc fini, une illusion . Comme les magiciens , en fait.
Ce qui explique que le making of du film "Thriller" de John Landis , vendu à l'époque en vhs , ne soit plus dispo nulle part.
Ce petit film sur les coulisses du clip-phénomène montrait pourtant des trucs passionnants :
Jackson en répèt'avec ses zombies (des danseurs banals, avec des blacks , des blancs , et ce chorégraphe délirant: Un black folle comme ses pieds en leggings laineux roses dans une salle New-Yorkaise, avec parquet, barres en bois le long des mirroirs. Ambiance : "ça se paye ici chez moi en une seule monnaie : la sueur".)
Ca montrait Michael essayer d'avoir l'air grave amoureux de la jeune fille qui passe son temps à hurler dans le clip. Ca montrait Michael, grimé en Loup-Garou ,feuler comme une biche en plein acouchement, avant de voir sa voix remplacée par des GRRROAAARRR flippants dans la version finale. Ca montrait le réalisateur du clip faire décoller Michael du sol et le porter sur ses épaules. Et Michael Jackson de rigoler avec sa voix fluette, comme un tout petit garçon...
Apparemment Jackson et son entourage ont jugé que ce document porterait, par la suite , atteinte à son image de Maître du contrôle. De Roi de la Pop.
Dommage qu'on ne puisse plus le voir, ce film.
Enfin, bon c'est comme ça.
Pour en revenir à "This Is It", Le film promet également de nous délivrer le concert lui-même , comme nous aurions pu le voir si Michael Jackson n'avait pas eu l'idée perverse de canner juste avant les premières représentations. Avec toutes ses surprises (dont un Michael en hologramme et aussi une version en 3-D du clip "Thriller".)
C'est super bien vu comme strategie : le film ne sera visible en salles que pendant deux semaines. Pour vivre en communion cette experience, il va falloir se bastonner à l'entrée des salles de ciné comme aux guichets de concerts exceptionnels. Mais bon, à n'en pas douter , le dvd sera dispo pour Noël , et là , les frustrés de n'avoir pu accéder au grand écran vont s'arracher le dvd , le coffret méga collector et j'en passe. Easy Money. Les ayant-droit des concerts annulés pour cause de décès de l'animal comptent bien se rembourser d'une manière ou d'une autre.
Pour ce qui est de la partie CONCERT du film , je tiens le pari que ce sera une enfilade de chorégraphies maladroites "reconstituées" à grand coup de montage hystérique. Je pense que chaque chanson sera assemblée à partir de 367 répétitions,tentant de faire oublier que l'artiste était à bout et ne tenait plus qu'à un fil, à une gélule, à une injection, et réussira l'illusion en ne conservant que les mouvements de genoux réussis, éliminant ainsi toute imprécision, toute faiblesse, bref : toute humanité de la performance.
Quant à la voix de Michael Jackson, je parie que les oreilles exercées pourront reconnaître ce logiciel nommé Auto-Tune un peu partout. (Auto-Tune est littéralement un correcteur de notes approximatives. Beaucoup d'artistes en abusent en espérant qu'on ne remarquera rien. N'est-ce-pas , Florent P.)
Parceque la voix de Michael Jackson,ces derniers temps, c'était plus vraiment ça certains de ses derniers enregistrements (les remakes de "Wanna be starting somethin'", "Pretty Young Thing" etc à l'occasion des 20 ans de l'album Thriller) en témoignent. La voix était simplement : laminée, épuisée.
Bref, je sens que ce film sera une fête triste. Parceque les artifices ne pourront pas masquer la réalité : ce concert "THIS IS IT", s'il avait vraiment eu lieu, aurait été le concert de trop.Et rien n'aurait pu masquer cette évidence. Cet homme à été Roi. Mais c'était il y a longtemps. Et là, en 2009, ce n'était plus le cas.
Il se serait pointé sur scène un peu contraint, Ca aurait ressemblé à "Emile et Images " dans une discothèque de Bretagne. Il aurait fait un spectacle mécanique, trop bien huilé,renforcé artificiellement par des effets spéciaux qui n'auraient rien masqué. Il aurait essayé,malgré tout, malgré sa fatigue, malgré son état, se serait épuisé , aurait faibli, voire complètement craqué sur scène. La déchéance ultime pour tout artiste. D'autant plus pour lui. Il serait allé au bout de cet engagement. Un vrai martyr, sa vraie vocation.
Pour faire plaisir aux gens.
Mais ça l'aurait certainement tué.
Alors il est mort avant.
Ca aurait pu lui éviter tout ça. Aurait dû.
Mais non. Non, aujourd'hui, on fait bosser les morts. On peut faire le concert de trop, même mort.
Demandez à Elvis.
jeudi 1 octobre 2009
Interim.
Je regarde la télé.
Donc je subis le bullshit promotionnel des grosses boîtes qui ont encore la thune pour tenter de sauver leur image.
Et depuis quelques temps je constate quelques trucs.
VEDIORBIS ,travail temporaire (donc, une entreprise d'interim) n'existe plus. VEDIORBIS is dead.
C'a été annoncé en grande pompe et bombardé sur les pages de pub à la télé: Vediorbis "devient" RANDSTAD.
Super, Michel. On est contents, et les chomeurs qui font appel à ce service pour trouver des contrats temporaires sont au septième ciel, certainement.
En vrai ça veut dire que le géant Randstad a absorbé , phagocyté , bref : racheté Vediorbis. La valse des fusions-acquisitions continue.
Bon, on commence à être habitués à ce genre de trucs. Après tout, nos Raiders se sont bien mués en TWIX du jour au lendemain. Et les M&M's , avant, c'étaient des Treets.
Mais ce qui m'a choqué c'est qu'en à peine quelques semaines , la com de Randstad s'est précisée. Et , à mon sens , radicalisée.Le message en est d'autant plus clair.
Parceque maintenant, y'a des pages de pub pour Randstad.
Et le slogan, c'est : "Valoriser l'homme, c'est valoriser l'entreprise.".
VALORISER L'HOMME C'EST VALORISER L'ENTREPRISE.
Et pas l'inverse.
L'Entreprise, c'est le plus important. Si on est obligés de "valoriser" l'homme pour engraisser le Dieu Entreprise, alors on va bien être obligés d'y passer.Bon ben ok on va faire ça, alors. Et puis on va axer notre com' là-dessus , histoire de faire un peu humanistes.
C'est ce qui s'appelle, sans aucun état d'âme, aller de l'accessoire à l'essentiel.
Si on veut valoriser (donner de la valeur. Pour qui? pour les actionnaires? Les futurs racheteurs?) ,la marque Randstad, ben on va bien être obligés de se pencher sur les petites fourmis qui, agglutinées en constituent la substance. Ca fait chier mais c'est comme ça. Cette marque est essentiellement constituée de vrais gens qui travaillent. Et là on va bien être obligés de les "valoriser". Tiens, je voudrais bien savoir ce qui se cache derrière cette formule. C'est joli et ça sonne vachement humain, responsable et "durable". Mais bon : Ils sont valorisés comment, les hommes, dans ce cas précis?
Moi je vois ces pubs et je commence à me dire que si une marque, une entreprise en tant qu'entité est plus importante que les gens qui la constituent , ça veut dire qu'on bosse tous pour une machine qui ne tourne que pour tourner. Je veux dire : à la base, on s'est groupés, nous, les humains, en "Entrprises" , afin de produire des biens dont on avait besoin dans notre vie...
Maintenant , on ne produit plus rien.
Ce n'est plus ce qu'on fabrique qui a de la valeur.
C'est la structure de fabrication elle-même. L'Entreprise. La Marque.
Ce qui a de la valeur c'est juste du VIDE. Une idée. Une cote.
Dans cette course à la valorisation, certaines choses ont perdu leur place , comme la satisfaction de l'utilisateur final, et aussi la valeur des gens qui constituent la force de travail.
Si on y pense c'est aberrant.
Le Marché , c'est bien beau.
L'Economie, c'est bien beau.
Mais bon. A la base , le travail, la production de biens, de services ,les entreprises, c'est supposé servir aux gens.(sinon dites-moi à quoi ça pourrait bien servir , hein ?)
Ah, aux dernières nouvelles , AGF "devient" ALLIANZ.
Ca change pas votre journée, ça ?
Donc je subis le bullshit promotionnel des grosses boîtes qui ont encore la thune pour tenter de sauver leur image.
Et depuis quelques temps je constate quelques trucs.
VEDIORBIS ,travail temporaire (donc, une entreprise d'interim) n'existe plus. VEDIORBIS is dead.
C'a été annoncé en grande pompe et bombardé sur les pages de pub à la télé: Vediorbis "devient" RANDSTAD.
Super, Michel. On est contents, et les chomeurs qui font appel à ce service pour trouver des contrats temporaires sont au septième ciel, certainement.
En vrai ça veut dire que le géant Randstad a absorbé , phagocyté , bref : racheté Vediorbis. La valse des fusions-acquisitions continue.
Bon, on commence à être habitués à ce genre de trucs. Après tout, nos Raiders se sont bien mués en TWIX du jour au lendemain. Et les M&M's , avant, c'étaient des Treets.
Mais ce qui m'a choqué c'est qu'en à peine quelques semaines , la com de Randstad s'est précisée. Et , à mon sens , radicalisée.Le message en est d'autant plus clair.
Parceque maintenant, y'a des pages de pub pour Randstad.
Et le slogan, c'est : "Valoriser l'homme, c'est valoriser l'entreprise.".
VALORISER L'HOMME C'EST VALORISER L'ENTREPRISE.
Et pas l'inverse.
L'Entreprise, c'est le plus important. Si on est obligés de "valoriser" l'homme pour engraisser le Dieu Entreprise, alors on va bien être obligés d'y passer.Bon ben ok on va faire ça, alors. Et puis on va axer notre com' là-dessus , histoire de faire un peu humanistes.
C'est ce qui s'appelle, sans aucun état d'âme, aller de l'accessoire à l'essentiel.
Si on veut valoriser (donner de la valeur. Pour qui? pour les actionnaires? Les futurs racheteurs?) ,la marque Randstad, ben on va bien être obligés de se pencher sur les petites fourmis qui, agglutinées en constituent la substance. Ca fait chier mais c'est comme ça. Cette marque est essentiellement constituée de vrais gens qui travaillent. Et là on va bien être obligés de les "valoriser". Tiens, je voudrais bien savoir ce qui se cache derrière cette formule. C'est joli et ça sonne vachement humain, responsable et "durable". Mais bon : Ils sont valorisés comment, les hommes, dans ce cas précis?
Moi je vois ces pubs et je commence à me dire que si une marque, une entreprise en tant qu'entité est plus importante que les gens qui la constituent , ça veut dire qu'on bosse tous pour une machine qui ne tourne que pour tourner. Je veux dire : à la base, on s'est groupés, nous, les humains, en "Entrprises" , afin de produire des biens dont on avait besoin dans notre vie...
Maintenant , on ne produit plus rien.
Ce n'est plus ce qu'on fabrique qui a de la valeur.
C'est la structure de fabrication elle-même. L'Entreprise. La Marque.
Ce qui a de la valeur c'est juste du VIDE. Une idée. Une cote.
Dans cette course à la valorisation, certaines choses ont perdu leur place , comme la satisfaction de l'utilisateur final, et aussi la valeur des gens qui constituent la force de travail.
Si on y pense c'est aberrant.
Le Marché , c'est bien beau.
L'Economie, c'est bien beau.
Mais bon. A la base , le travail, la production de biens, de services ,les entreprises, c'est supposé servir aux gens.(sinon dites-moi à quoi ça pourrait bien servir , hein ?)
Ah, aux dernières nouvelles , AGF "devient" ALLIANZ.
Ca change pas votre journée, ça ?
lundi 10 août 2009
Coucou, là-dedans !
Je sors de ma torpeur bloguistique pour vous faire part de mon petit coup de coeur du moment.
Parceque bon,j'aime ce disque.
Et, pour une fois que quelqu'un fait un chouette album de pop un peu électro, ,sans se foutre de la gueule du monde, sans se reposer uniquement sur le marketing (presque aucune promo), sans se reposer uniquement sur des arrangements pétaradants,j'ai envie de le faire connaître à mon humble échelle... Son album me semble franchement capable de rivaliser avec des horreurs qui, elles, cartonnent en dépit de leur pauvreté musicale ("Boom-boom-Pow" anyone?)
Ce type chante d'une façon bizarre, un peu irritante, c'est vrai.Et je ne parle même pas de sa coiffure. Et pourtant il sait vraiment écrire des petites ritournelles qui vous entrent dans le crâne et qui vont y tournicoter pour un moment... Et puis il possède ce bon mélange de vrai talent et de branchitude insupportable, qui, il y a encore quelques années, pouvait vous emmener au sommet.
Je ne sais pas où va aller Dan Black, mais j'ai une vague idée d'où il vient. Il a été le leader, compositeur et chanteur du groupe The Servant (eh oui, c'est à lui qu'on doit le petit bijou intitulé : "Orchestra"), et c'est ce que moi, j'appelle : de bonne références.
Quoiqu'il en soit , il sort un album solo intitulé "UN" , qui pourraît cartonner si suffisemment de gens se donnaient le mot, d'où ma tentative de promo faite-à-la-maison. Sur ce disque, il y a au moins quatre tubes potentiels, et le reste est loin de faire figure de remplissage.... Si, si, ça existe encore des albums comme ça !
Bref, je vous ai assez fait chier avec mon faux-journalisme musical à deux balles.
Si on y jetait une oreille ? (Ah oui, et n'oubliez pas de jeter un oeil en même temps parceque le clip est rigolo, blindé de références pour cinéphiles )
Bon, alors c'est Dan Black , et c'est le premier single de son album. Ca s'appelle "Symphonies".
Parceque bon,j'aime ce disque.
Et, pour une fois que quelqu'un fait un chouette album de pop un peu électro, ,sans se foutre de la gueule du monde, sans se reposer uniquement sur le marketing (presque aucune promo), sans se reposer uniquement sur des arrangements pétaradants,j'ai envie de le faire connaître à mon humble échelle... Son album me semble franchement capable de rivaliser avec des horreurs qui, elles, cartonnent en dépit de leur pauvreté musicale ("Boom-boom-Pow" anyone?)
Ce type chante d'une façon bizarre, un peu irritante, c'est vrai.Et je ne parle même pas de sa coiffure. Et pourtant il sait vraiment écrire des petites ritournelles qui vous entrent dans le crâne et qui vont y tournicoter pour un moment... Et puis il possède ce bon mélange de vrai talent et de branchitude insupportable, qui, il y a encore quelques années, pouvait vous emmener au sommet.
Je ne sais pas où va aller Dan Black, mais j'ai une vague idée d'où il vient. Il a été le leader, compositeur et chanteur du groupe The Servant (eh oui, c'est à lui qu'on doit le petit bijou intitulé : "Orchestra"), et c'est ce que moi, j'appelle : de bonne références.
Quoiqu'il en soit , il sort un album solo intitulé "UN" , qui pourraît cartonner si suffisemment de gens se donnaient le mot, d'où ma tentative de promo faite-à-la-maison. Sur ce disque, il y a au moins quatre tubes potentiels, et le reste est loin de faire figure de remplissage.... Si, si, ça existe encore des albums comme ça !
Bref, je vous ai assez fait chier avec mon faux-journalisme musical à deux balles.
Si on y jetait une oreille ? (Ah oui, et n'oubliez pas de jeter un oeil en même temps parceque le clip est rigolo, blindé de références pour cinéphiles )
Bon, alors c'est Dan Black , et c'est le premier single de son album. Ca s'appelle "Symphonies".
dimanche 28 juin 2009
Je viens de tomber sur la nouvelle pub Pepsi, sur une chaîne de la TNT. (Je précise que c'était sur la TNT, parceque je ne sais pas si ce spot est diffusé sur les "grandes chaînes".)
Dans ce spot, deux lascars bidons kidnappent et violentent une bouteille de Pepsi géante sur le toît d'un immeuble d'où on peut admirer la grisaille habituelle de la banlieue.
Voilà. C'est interessant. Pepsi vous parle, oui, à vous, jeunes de banlieue. Pepsi vous comprend. Pepsi, c'est le truc pour vous.
La preuve : le slogan, à la fin de la pub.
:"Si tu bois pas Pepsi, t'es UNE VICTIME.".
Même pas envie de commenter.
J'adore.
Moi, ce genre de com'je suis grave pour. Ces publicitaires dans leurs immeubles du VIIIème qui jettent de l'huile sur les pires tensions sociologiques pour vendre leur boisson à bulles. Je kiffe ! Allez-y, les gars ! Qu'est-ce qu'on va se marrer.
Ca ne met pas du tout, mais alors, pas du tout en colère.
(Le docteur à dit que la colère , pour Papy Blue, c'est pas bon,alors faut que je reste dans le zen total.)
Promis. A partir de maintenant, ce blog sera zen.
:-)))
Dans ce spot, deux lascars bidons kidnappent et violentent une bouteille de Pepsi géante sur le toît d'un immeuble d'où on peut admirer la grisaille habituelle de la banlieue.
Voilà. C'est interessant. Pepsi vous parle, oui, à vous, jeunes de banlieue. Pepsi vous comprend. Pepsi, c'est le truc pour vous.
La preuve : le slogan, à la fin de la pub.
:"Si tu bois pas Pepsi, t'es UNE VICTIME.".
Même pas envie de commenter.
J'adore.
Moi, ce genre de com'je suis grave pour. Ces publicitaires dans leurs immeubles du VIIIème qui jettent de l'huile sur les pires tensions sociologiques pour vendre leur boisson à bulles. Je kiffe ! Allez-y, les gars ! Qu'est-ce qu'on va se marrer.
Ca ne met pas du tout, mais alors, pas du tout en colère.
(Le docteur à dit que la colère , pour Papy Blue, c'est pas bon,alors faut que je reste dans le zen total.)
Promis. A partir de maintenant, ce blog sera zen.
:-)))
vendredi 26 juin 2009
Delta Charlie Delta.
Je rentre à la maison. Après ma journée de boulot. J'ai eu une journée pour digérer le truc. Je tourne la clé dans la porte, je pose mes trucs, je sors mes trucs du frigo, je fais tous mes trucs toujours dans le même ordre que d'hab. Comme un...
Enfin, bref.
Puis je me mets sur le net. Comme d'hab.Je vais partout. Enfin je jette un oeil partout. Et là je ne vois qu'une chose, la même, partout.
Et même si tout le monde parle de la même chose, je ne ressens rien de particulier, je collecte de l'info. Pourtant j'ai un passé, moi, avec le gars qui est mort hier, et dont tout le monde parle. Mais ça paraît si loin.Encore plus loin avec la répétition des images, à l'infini d'une chaîne de tv à l'autre. Limite fatigant, en fait. OUI OK IL EST MORT, M.O.R.T. , ça va on a compris. La machine à mouliner mouline.
Et puis au milieu de ce bordel sentimental, opportuniste, putassier , humain, d'un coup je me trouve nez-à-nez avec le coeur du problème :
la musique.
Des gamins qui chantent "We are the world", debout sur un monument, quelque part dans le monde, je sais pas trop où.A Paris, si ça se trouve.
Juste une image. Et la voix de ces gosses, et cette chanson jugée unanimement atroce. Et puis là, j'ai eu un truc bizarre que j'ai senti monter. Et puis, comme j'ai réalisé qu'il était vraiment parti, hop, plus là ,celui que j'ai adoré quand j'étais tout gosse, ben, comment dire...je me suis senti autorisé. A verser ma petite larme. J'ai pas essayé de retenir. Et puis avec "We are the world", c'est dur de tenir. C'est tellement "tous les potards dans le rouge" , que c'en devient vachement touchant...
Bref, j'ai un peu pleuré. C'est con, hein.
Je sais bien que c'est de bon ton. Je sais bien qu'il FAUT dire quelque chose. Mais là, si j'écris ça ici(alors que j'ai pas nourri ce putain de blog depuis des mois),c'est que ça m'a vraiment remué. C'est con, c'est con. Pleurer la mort d'une star. J'ai l'impression d'être un connard de paysan crevant la dalle, et qui chiale à la mort de son Roi bien aimé qui lui a tout pris en impôts. Je sais, on ne devrait pas se prosterner comme ça devant quiconque. Jamais. Ni Roi, Ni Star.
Appelez ça le syndrome de Stockholm. ON m'a fait aimer ce type. Quand j'étais gamin on n'a pas eu le choix. ON DEVAIT L'AIMER. POint.
Alors on l'a aimé.
Ce que je pleure, c'est la part de mon enfance qu'il embarque avec lui.
Merde, j'ai déjà perdu Christopher Reeve.
Maintenant lui.
C'est qui, le prochain , pour me ramener à la dure réalité de notre condition de mortels?
Le prochain, à avoir représenté tout un univers quand j'étais gosse, et qui va mourir en vrai?
Lee Majors ?
Nan, là je supporterai pas.
Enfin, bref.
Puis je me mets sur le net. Comme d'hab.Je vais partout. Enfin je jette un oeil partout. Et là je ne vois qu'une chose, la même, partout.
Et même si tout le monde parle de la même chose, je ne ressens rien de particulier, je collecte de l'info. Pourtant j'ai un passé, moi, avec le gars qui est mort hier, et dont tout le monde parle. Mais ça paraît si loin.Encore plus loin avec la répétition des images, à l'infini d'une chaîne de tv à l'autre. Limite fatigant, en fait. OUI OK IL EST MORT, M.O.R.T. , ça va on a compris. La machine à mouliner mouline.
Et puis au milieu de ce bordel sentimental, opportuniste, putassier , humain, d'un coup je me trouve nez-à-nez avec le coeur du problème :
la musique.
Des gamins qui chantent "We are the world", debout sur un monument, quelque part dans le monde, je sais pas trop où.A Paris, si ça se trouve.
Juste une image. Et la voix de ces gosses, et cette chanson jugée unanimement atroce. Et puis là, j'ai eu un truc bizarre que j'ai senti monter. Et puis, comme j'ai réalisé qu'il était vraiment parti, hop, plus là ,celui que j'ai adoré quand j'étais tout gosse, ben, comment dire...je me suis senti autorisé. A verser ma petite larme. J'ai pas essayé de retenir. Et puis avec "We are the world", c'est dur de tenir. C'est tellement "tous les potards dans le rouge" , que c'en devient vachement touchant...
Bref, j'ai un peu pleuré. C'est con, hein.
Je sais bien que c'est de bon ton. Je sais bien qu'il FAUT dire quelque chose. Mais là, si j'écris ça ici(alors que j'ai pas nourri ce putain de blog depuis des mois),c'est que ça m'a vraiment remué. C'est con, c'est con. Pleurer la mort d'une star. J'ai l'impression d'être un connard de paysan crevant la dalle, et qui chiale à la mort de son Roi bien aimé qui lui a tout pris en impôts. Je sais, on ne devrait pas se prosterner comme ça devant quiconque. Jamais. Ni Roi, Ni Star.
Appelez ça le syndrome de Stockholm. ON m'a fait aimer ce type. Quand j'étais gamin on n'a pas eu le choix. ON DEVAIT L'AIMER. POint.
Alors on l'a aimé.
Ce que je pleure, c'est la part de mon enfance qu'il embarque avec lui.
Merde, j'ai déjà perdu Christopher Reeve.
Maintenant lui.
C'est qui, le prochain , pour me ramener à la dure réalité de notre condition de mortels?
Le prochain, à avoir représenté tout un univers quand j'étais gosse, et qui va mourir en vrai?
Lee Majors ?
Nan, là je supporterai pas.
vendredi 27 mars 2009
Neurotica.
"Neurotic, neurotic, get your dirty hands off my shrink."
Ce truc est vraiment en vente. Je l'ai vu dans un magasin.
Je l'ai pris en photo...puis instantanément acheté.Impossible de résister,trop absurde.

J'adore l'oxymore : "Sigmund Freud / Action Figure".
T'imagines le délire? Faire des combats : Optimus Prime contre ton psychanalyste !!!!
Ou alors tenter de tirer les vers du nez de Dora l'exploratrice,pour lui faire avouer qu'elle fantasme sur Bob l'Eponge.
J'imagine les gosses allonger Barbie (ou Ken, d'ailleurs) sur le divan rose. Oui, enfin, ça donnerait une storyline de "Desperate Housewives", rien de plus. Mais bon...Hihi..."Barbie Transfert"!!!
Bref, ça me fait rire.
Bref, ça me...
Bref.
Ce truc est vraiment en vente. Je l'ai vu dans un magasin.
Je l'ai pris en photo...puis instantanément acheté.Impossible de résister,trop absurde.
J'adore l'oxymore : "Sigmund Freud / Action Figure".
T'imagines le délire? Faire des combats : Optimus Prime contre ton psychanalyste !!!!
Ou alors tenter de tirer les vers du nez de Dora l'exploratrice,pour lui faire avouer qu'elle fantasme sur Bob l'Eponge.
J'imagine les gosses allonger Barbie (ou Ken, d'ailleurs) sur le divan rose. Oui, enfin, ça donnerait une storyline de "Desperate Housewives", rien de plus. Mais bon...Hihi..."Barbie Transfert"!!!
Bref, ça me fait rire.
Bref, ça me...
Bref.
mercredi 25 mars 2009
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