Good girls are happy/and satisfied.
I won't stop asking/ Until I die.

vendredi 20 avril 2012

Do you believe in life after logistics ?

La nouvelle campagne de pub du transporteur UPS m'a bien faite marrer.

Parceque figurez-vous qu'on y voit des gens qui envoient des colis, des gens qui les transportent, et des gens qui les reçoivent. Wow. C'est dingue, non ?

Bon, plus serieusement. Quand on veut éviter d'employer des mots triviaux comme "Envoi", "Transport", "Livraison" etc...on appelle l'ensemble du procédé de la LOGISTIQUE.
Ca sonne mieux, quand même.


Mais là où ce spot de pub devient carrément étrange, c'est quand on prête attention à sa bande-son.
Parceque la chanson qui l'illustre est une reprise d'un vieux tube des années 50, rendu immortel par mon crooner préféré, à savoir Mr Dean Martin. La version originale est une sorte de guimauve Napolitaine saturée de mandolines , intitulée "THAT's AMORE".
Cette chanson kitsch fonctionne sur un principe très simple au niveau de l'écriture : S'il vous arrive ceci et que vous ressentez celà, eh bien...
"THAT'S AMORE !".
Voilà.

Sauf que là, la chanson, est interprêtée, en Français, par une nana à la voix sucrée . Elle parle de transport, mais pas de transport romantique. Non. C'est la même chanson, mais la différence c'est qu'à la fin de chaque phrase, au lieu de "That's Amore!" elle chante d'un air mutin:
"C'EST LA LOGISTIQUE !"


OK. Comment peut-on passer de "That's Amore" à : "C'est la logistique" ???
C'est quoi ce glissement sémantique, idéologique, philosophique, cosmologique, faaantassmagorique?
Je n'en sais rien. Je ne vois pas le rapport et c'est ce qui me gêne.

Je ne comprends pas. QUI a eu cette idée. Comment l'a-t-il pitchée?
"Tu vois, on va introduire de l'affectif dans la gestion des flux." ?

En même temps, je trouve qu'ils ont raison, ces publicitaires. C'est vrai, on devrait utiliser des termes relevant du dommaine gestionnaire dans toutes les chansons d'amour. Ca reflèterait bien l'état des rapports entre les gens aujourd'hui.

Donna Summer cartonnerait avec "I feel Logistics".
Ou alors, tiens : devinette: "qu'est-ce qui bouge le cul des Andalouses?" C'est la logistique !
Et je vois bien Edith Piaf s'effondrer, dans le film "La Môme", pendant son ultime interprêtation de "l'hymne à la logistique."

All you need is operations management. Pourquoi chercher plus loin.














Quant à moi. Ben moi ça va.

Même si en ce moment je suis un peu perturbé par un dossier de dernière minute à traiter. Un truc auquel je ne m'attendais pas vraiment. Une affaire qui me force à un reengeneering complet de mes processes habituels. C'est très bizarre. Mais, malgré les contretemps répétés, dûs à un planning serré et aux contraintes liées à l'international... j'ai quand même envie de me lancer sur ce marché. J'y crois.
Parceque je crois que cette nouvelle opportunité de développement qui s'ouvre à moi, ben...si je veux bien me l'avouer...
Ca pourrait bien être la logistique qui frappe à ma porte.
Tout ceci sera-t-il rentable ?

mardi 21 février 2012

It starts hear. (Dot Com)

Il y a quelques jours , j'ai parlé ici, d'un jeune artiste, Peter Broderick.
Sa jolie chanson, son clip, lâché dans la nature,et l'annonce de la sortie de son album et du concept qui allait avec, m'avaient enthousiasmé.

Eh bien ça y est.
C'est sorti hier.
L'album de Peter Broderick est dispo. Et le site qui va avec le disque, aussi.

Les deux sont indissociables, car http://www.itstartshear.com/ , comme l'annonce son auteur, est un site web qui est un album, et un album qui est un site web.

Le résultat est super joli, touchant, ludique, et est appelé à évoluer, suivant les apports des internautes.
Ecoutez l'album, ou bien allez voir, lire, commenter, les morceaux et leur univers sur le site.

C'est vraiment un petit monde en soi. Et je trouve que ce gars a eu une vraie intuition. D'utiliser comme ça, les ressources du monde digital comme partie intégrante de son projet musical. Et inversement.

Ce qui n'enlève rien à la qualité du disque. Cette musique est différente de ce que j'écoute habituellement, mais un truc indéfinissable me touche profondément.
Je l'avais déjà ressenti en découvrant le single "It starts hear". A la fois malin, maîtrisé, mais aussi beau, naif et totalement premier degré, enfantin.
Eh bien le site et le disque sont dans le même esprit.

"Chers petits amis, voici le disque de Peter Broderick. Vous saurez que le moment est venu de rafraîchir la page, lorsque vous entendrez un blanc qui signifie qu'on va passer à la chanson suivante, comme ceci...

C'est bien compris? Alors commençons :"

http://www.itstartshear.com/

dimanche 19 février 2012

Every breath you take...

J'ai vu ce soir le spot publicitaire le plus flippant depuis des années.

Un spot pour un produit dérivé d'un des plus célèbres moteurs de recherche au monde. Dans cette pub, on voit des parents documenter la vie de leur petite Chloé sur le net. De sa naissance à ses 10 ans à peu près. Et c'est super. Faites pareil.

Les moindres moments de la vie de cet enfant. "Partagés". (Je crois que ce terme n'a définitivement plus le même sens, aujourd'hui, que celui qu'on m'a appris...)
Partagés, donc.

Eh bien...Bonne chance, petite Chloé, même si tu n'existes pas. Bonne chance à toutes les petites Chloé qui arrivent. Aux petits euh...Quentin , aussi. (QUENTIN. Prénom choisi au hasard, sans volonté de discrimination envers les enfants prénommés...autrement. On est couverts, là? )
Bonne chance, et bienvenue dans une vie où le monde entier t'aura d'emblée scruté dans les moindres détails de ton évolution.

Quand Papa met en ligne la vidéo des premiers clignement d'yeux de sa petite Chloé, c'est un élan affectif. Il veut que tout le monde voie ce truc de ouf. Il est fier, il en pleurerait.

Les "amis" internet de Papa, eux, sont ravis. Ils aiment. Ou s'en foutent royalement mais bon, on ne dit pas non à une vidéo d'enfant qui cligne des yeux. On like et puis c'est tout.


De l'autre côté de l'écran plat, une entreprise centralise, dans son grand nuage, les services de "partage". A l'occasion de l'envoi généralisé de la vidéo où Chloé cligne des yeux, elle recueille le premier clignement d'yeux de Chloé. Ce clignement d'yeux est archivé. La date, l'heure. La façon de cligner des yeux. Peut-être un algorithme compare-t-il le clignement avec celui des autres bébés dont les clignements ont été postés...
Le clignement d'yeux de Chloé est mis en statistiques.
Qui serviront un jour où un autre. Un profil de Chloé sera établi. Chloé sera toute sa vie une "cible".

Mais surtout, le jour où la petite Chloé se rendra compte que sa façon de cligner des yeux n'est plus conforme avec la façon dont elle cligne aujourd'hui....En fait, le jour où elle voudra retirer ce clignement d'yeux du circuit, le jour où il lui viendra à l'idée de reprendre le contrôle de son intimité, eh bien...elle ne le pourra pas .

Parcequ'en sortant du ventre de sa mère, elle avait oublié de lire les clauses de "confidentialité". Celles qui vous expliquent tout ce que vous abandonnez, exactement, en acceptant d'entrer ici.

Ses parents, enthousiasmés par le pouvoir du partage sur internet, emportés par le moment, ne s'en sont certainement pas soucié.
Mais elle, Chloé.
Si elle avait su, peut-être qu'elle n'aurait pas signé. Ce clignement d'yeux , elle l'aurait peut-être réservé au bonheur exclusif de ses parents.
Et maintenant c'est trop tard. Des années après, ces yeux de bébé clignent encore, sous le regard de gens qui devraient se contenter du visage que Chloé porte aujourd'hui.

Et Chloé, ça peut être vous. Ou moi. Qui bloggue précisément sur une plateforme appartenant à ...



jeudi 16 février 2012

Digital Naive.

L'homme qui chantait son URL...

Faire d'une adresse internet le refrain d'une chanson peut paraître absurde. Ca pourraît relever de la posture de jeune musicien-bricolo, digital native, maîtrisant bien les codes de l'autopromo numérique, et soucieux de marquer ingénieusement les esprits de son futur public.

Mais ce n'est pas le cas ici. Même à 25 ans, Peter Broderick, est déjà un compositeur et musicien de studio établi, oeuvrant dans des genres très différents (Orchestral, folk, contemporain, pop...), multipliant les collaborations, et avec plusieurs albums à son actif.

It starts Hear est le titre de son nouveau single.
http://www.itstartshear.com est l'adresse du site officiel de l'album, qui n'ouvrira que le jour de la sortie de l'album, le 20 février. Interressant. Ce n'est donc pas un site promotionnel, mais plutôt un site-compagnon du disque, qui, lui, a pour titre, eh bien:
http://www.itstartshear.com

A l'écoute de ce morceau, doux , magnifiquement produit et impossible à se sortir de la tête, on a plus l'impression que la répétition de cette url cache la volonté de créer un petit univers à la personalité singulière. Le clip, ressemblant à un vlog posté pour donner des nouvelles aux amis éloignés, semble le confirmer.

J'ai, pour ma part, vraiment hâte de visiter le petit monde qui se cache derrrière cette adresse. Vivement l'album !

dimanche 12 février 2012

My cheesy valentine.

Vu ce matin sur la vitrine d'une fromagerie de mon quartier:

"LE FROMAGE, C'EST ROMANTIQUE ET SEXY!"

Voilà. Et moi je suis le sosie officiel d'Eva Joly.
Message suggéré : pour la saint-Valentin : offrez-lui un bon vieux claquos bien coulant ...au lieu d'aller A COTE !!! Parceque ce qui est cocasse, c'est que la fromagerie a pour voisin direct, à sa gauche...une parfumerie.


Je pense que tous les commerces de ma rue devraient s'y mettre. Après tout, le voisin de droite de nos amis fromagers étant une poissonnerie , les promos d'amour pourraient être sympa !

"La raie, un cadeau qui plaît !" Affligeant, je sais.
Hé, flûte, quoi, c'est dimanche.

vendredi 10 février 2012

PLAY IT LOUD !!!!

Découvert dans un bar. Identifié grâce à une application sur mobile.

Juste parceque j'avais envie de partager. Parceque je trouve ça vachement bien.
Accrocheur et menaçant :

dimanche 5 février 2012

Cible émouvante.

Nurofun cible la douleur.
Je viens de voir cette pub à la télé.

Vous avez super-méga-mal à la caboche.
Vous avez des règles douloureuses.

Eh bien tout va bien. Nurofun est là. Et il est précis.
Un petit comprimé de Nurofun 500, et hop. Plus rien. vous pouvez retourner surfer sur internet. Même plus mal. Nada Surf.

Cette pub vous promet donc qu'en cas de mal de tête OU de règles douloureuses, ce produit va vous soulager, et fissa, vu qu'il CIBLE la douleur.
Alors je me demande juste comment il fait, exactement, Nurofun, pour savoir où vous avez mal.

Déjà, comment ce petit machin décide-t-il que vous êtes un homme ou une femme?
Comment sait-il qu'hier soir, c'était le pot de départ de Jean-Michel-du-service-contentieux, et que votre quatorzième mojito vous poursuit encore ce matin?
Ou comment sait-il que, si vous êtes, aujourd'hui-madame, d'une humeur de walkyrie, c'est parceque les Anglais ont débarqué?

Nurofun, comment fait-il le tri dans l'info? (cherchez pas, y'a pas de contrepèterie)

Vous aurez beau vous plaindre et lui raconter vos malheurs, je suis désolé, il ne peut pas comprendre : vous parlez à un comprimé. Ce n'est donc pas par le dialogue que Nurofun comprend comment vous soulager. Il fait preuve de bien peu d'empathie.
J'en tire donc une conclusion :

Tout ça, ben c'est même pas vrai.
Nurofun , ben il ne cible rien du tout. Ou alors il cible PARTOUT en même temps. De haut en bas. Depuis ce qu'il reste de votre cerveau, jusqu'à ce qu'il reste de vos ovaires. Il diffuse partout.
Il cible, mais large, quoi. Il arrose. Un peu comme les frappes chirurgicales pendant la guerre du Golfe.

Alors, pour quelle raison étrange continue-je cependant à dégainer ma tablette de petits comprimés pelliculés , lorsque mon cortex décide de me jouer l'intégrale de David Guetta dans le chignon?

Je ne le sais pas. Peut-être que, comme tout le monde, I want to believe.

Thunderstruck.

Alors ça, c'est n'importe quoi . J'adore.

Dans les années 70-80, quand les stars du ciné venaient faire leur promo à la télé américaine, ça donnait souvent des trucs assez surréalistes. Les gens qui venaient promouvoir un film devaient se plier aux us et coutumes des émissions où ils étaient invités. Même s'ils assuraient la promo d'un film "serieux", dans une émission animée par des comiques. Et ça virait souvent à la déconne forcée, ou à la reconstitution du film, mais version low-cost.
Décors cheap, effets cheap, vannes vaguement en rapport avec l'univers du film concerné. ( Voir, par exemple, le casting de "l'Empire contre-attaque" chez les Muppets de Jim Henson. )

Rupture de ton, en tout cas. Systématiquement.

Et ici,on a le terrifiant SWAN , le méchant du film de Brian de Palma, "Phantom of the Paradise". Swan , alias Paul Williams.
Et il se retrouve à donner la réplique a deux comédiens crétins du "Brady Bunch Hour" , puis à interprêter une des chansons du film (LA chanson du film) , entouré de pouffes emplumées. Et il joue le jeu.

Cependant, je pense que le mec , en régie, qui appuyait sur le bouton "TONNERRE!" devait être passablement défoncé, tellement ses effets sonores menacent d'engloutir la chanson toute entière...

Notez aussi la capacité de Paul Williams à jouer des solos de piano d'une seule main, et de dos.

C'est n'importe quoi. J'adore.