Je viens de voir Michel Robin dans une série, à la télé.
Michel Robin, je le connais depuis longtemps.Dans des trucs des années 70 avec Pierre Richard.Il jouait même dans ce truc de Jim Henson: Fraggle Rock. Maintenant dans "Boulevard du Palais", il fait un chouette grand-père.
Je veux vieillir comme Michel Robin.
En attendant, si on vous demande, je vais bien.
Mes vacances sont derrière moi, mais bizarrement, cette année, j'ai réussi à échapper au blues de la reprise, je ne sais pas trop comment. J'ai repris le boulot, tout pépère.
Sûrement parceque ces vacances ont été un peu une victoire pour moi: Je ne pensais plus que je savais partir.
La dernière fois que j'étais "parti en vacances", c'était avec mon amoureux d'alors. C'avait été merveilleux (pour moi, en tout cas). Une vague île volcanique avec des gorilles en cage, des hippocampes, du sable noir, des ensembles d'immeubles bleus mégalos, mais désertés, des piscines endommagées au fond d'un ravin...
Et depuis, on s'était séparés et puis moi, je n'avais plus réussi à me résoudre à partir seul, où que ce soit. Je pensais que ça allait me déprimer, de découvrir des choses et de ne pouvoir les partager avec personne. Alors j'étais resté à Paris. Ca m'avait déprimé de toute façon.
Cette année, je me suis juste dit que, si je ne prenais pas un peu l'air, j'allais devenir fou. Et puis il FALLAIT que je voie la mer. Que je sente le parfum d'émerveillement et de terreur qu'elle m'inspire. L'océan primal, dont nous venons et qui semble nous attendre. Il me manquait. Alors je suis parti, finalement. Seul. Et c'a été merveilleux aussi.
Je suis pas allé loin. Les gorilles du Rwanda, j'irai les rencontrer une autre fois. Ca oui, j'irai un jour, promis! Mais cette année, je me suis contenté de réserver un petit hotel sur une plage.En France. Et j'ai été tellement, tellement bien.
Les vacanciers attendent du beau temps. Là où je suis allé, il n'a pas toujours été au rendez-vous. Mais les jours de pluie ont été un bon prétexte pour transformer le séjour balnéaire en séjour gastronomique. Ces jours-là étaient occuppés au choix d'un resto pour le déjeuner ou le dîner.J'ai hanté la côte, détaillant les menus, sous mon parapluie, tentant d'éviter les pièges à touristes, c'était marrant. Ca donnait faim. J'ai mangé tout le temps, même quand je ne mangeais pas. Et quand je décidais de manger pour de bon, je n'ai pas eu à le regretter. J'ai de bonnes adresses, si ça vous interresse :-)
Et puis, certains jours, il a fait si beau.
Alors je suis allé sur les plages. Beaucoup de mal à me dénuder, comme toujours, alors je bronzais habillé. Plus ou moins habillé. C'était marrant parceque j'étais environné de surfers, très décomplexés. Mais ils étaient habillés aussi, finalement, parceque le surfer ne sort jamais en mer sans sa combi noire.
J'étais sur la plage. Je lisais. J'ai eu une boulimie de lecture. Les livres sonnent mieux sur la plage. Même ceux qui ne sont pas faits pour ce contexte-là. C'était bizarre. J'étais entouré de surfers et moi, affalé, je découvrais l'intégrale de Annie E.(J'avais lu UN livre, il y a trois ans, et j'avais adoré, puis oublié. Alors là, j'avais emmené le reste de sa bibliographie en vacances, au cas où) Parfois, j'avais les larmes aux yeux à cause des livres, sur la plage au milieu des surfers qui n'avaient d'yeux, eux, que pour la prochaine vague.
Puis un jour, le soleil me tapait dessus. J'avais trop chaud, l'eau était là, à quelques mètres, alors j'ai eu envie. Ce jour-là, j'avais pris un petit bateau pour aller de l'autre côté, sur la côte Espagnole, toute proche. J'avais une petite ville à visiter, une "vieille ville", du genre médiéval. Ce que je fis conscienscieusement. J'ai la preuve. J'ai les photos.
Mais ensuite je compris qu'une plage se cachait dans les replis de la baie. Sans avoir à y penser , je me suis retrouvé affalé sur le sable. Sur cette plage Espagnole quasi-déserte, j'ai ressenti une telle , telle, telle envie de me jeter dans l'océan. Alors j'ai laissé mes affaires auprès d'un couple de vieux Anglais touchants.Ils ont surveillé mon sac, contenant mon appareil-photo, mon portefeuille, ma carte-bleue, mes espèces...mon bordel de touriste...ma parano. Je leur ai confié mon stress de citadin, et ils ont veillé dessus. Je les en remercie encore. Et hop je me suis retrouvé en slip (je n'avais pas prévu de maillot de bain).J'étais sur une plage peu connue, c'était calme. Le bruit de l'océan n'était pas couvert par la clameur d'une masse informe et avide. J'ai eu la chance de me trouver sur une plage de rêve, presque pour nous tout seuls. J'ai trouvé l'eau si claire que je m'y suis baigné.
Quelques semaines avant, je doutais encore de ma capacité à aimer les vacances.
Seul. A aimer quoi que ce soit, en réalité.
Et cette immersion dans l'eau salée m'a rendu à la vie.
Ce petit moment imprévu me suit encore maintenant. Je sens presque l'odeur du vent salé.
C'était un moment pour moi.
Je pensais que je ne savais plus profiter comme ça, respirer comme ça, vivre...
Je pensais que j'avais oublié le plaisir.
Je me promets de remettre ça le plus souvent possible. Même si je suis revenu ici à Paris. D'ailleurs , depuis mon retour, j'ai passé plus de temps que d'habitude avec mes amis.
Entendre : j'ai été moins "ours". J'ai même revu des gens que je n'avais pas vu depuis des siècles.
Ca m'a fait un bien dont les effets semblent (un peu ) durables.
C'est dingue, non ?
Dommage collatéral, cependant :
J'ai passé de tellement bonnes vacances qu'une fois à Paris, au bout de trois semaines, pas plus tard que ce soir, une vague de nostalgie m'a pris.
Et je me suis retrouvé à acheter de l'axoa dans une épicerie "basque".
Un machin en bocal au couvercle recouvert d'un tissu couleur locale. Je sais que ça va pas le faire, mais bon. Enfin, on sait jamais, je lui laisse le bénéfice du doute. Je vous dirai.
vendredi 12 août 2011
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1 commentaires:
I was hiding underneath the sea,
I was looking there for me,
to be a better man, to be a better man.
just me, fish and the sea,
just me, fish and the sea,
Oh Cause the music was so much louder there !
...
I was so happy there under, under the sea.
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